jeudi 18 mars 2010

Un vélo n'est pas un bike



Un oenologue qui parle de vin se rapproche de la poésie. Parce qu'il possède un vocabulaire exact, précis et complet. Ça n'aurait pas le même effet s'il y allait, du genre, comme ça: «Faque j'trouve que le body est pas mal solide. Mieux que l'autre, mais faut dire que l'autre y'est corked...»


Ce serait inadmissible. Intolérable. En un mot, pascorrect. 


Alors pourquoi on se permet de parler ainsi d'un vélo? On parle pas d'une vulgaire télé, d'un aspirateur, d'une laveuse. On parle d'un vélo, un objet à mon sens au moins aussi noble que le vin. 


Quand tu te rends dans une boutique de vélos et que tu demandes un boîtier de pédalier, pourquoi est-ce que le mécano te regarde comme si tu venais d'une autre planète, du Vercors disons?


Yo, mécano, je sais très bien qu'on dit un bottom bracket, mais dans une autre langue. En français, il y a des mots pour toutes les parties, toutes les pièces d'un vélo. 


Et vous verrez, c'est magique, dès qu'on utilise ces mots, on se rapproche aussi de la poésie.


Vous saviez qu'il y avait des haubans sur un vélo? Comme sur les voiliers. Comme dans la chanson de Brel:


«Dans le port d'Amsterdam

Y'a des marins qui mangent

Sur des nappes trop blanches

Des poissons ruisselants

Ils vous montrent des dents

À croquer la fortune

À décroisser la lune

À bouffer des haubans»


J'ai grandi dans une société où un capot est un hood et un pneu un tire; où un dérailleur est un shifter et un cadre est un frame. C'est pas obligé d'être ainsi jusqu'à la fin des temps, par contre. 


Pour des heures de plaisir, allez jeter un oeil ici.

mercredi 17 mars 2010

L'article 31: le casque de la discorde


Vous l’avez sans doute entendu : le gouvernement envisage d’obliger les enfants à porter un casque à vélo. Qu’advient-il de cette mesure ? Y a-t-il unanimité chez les députés ? Je vous propose un compte rendu un peu gris, mais que je crois nécessaire. Attachez vot’tuque, mettez un casque (c’est pas obligé), on part…


Le gouvernement envisage de profonds changements au Code de la route. C’est le projet de loi 71. Certains de ces changements concernent directement les cyclistes : l’article 31, qui prévoit de rendre obligatoire le port du casque à vélo chez les enfants, est l’un d’eux.


Le voici en entier : «Le gouvernement peut, par règlement, rendre obligatoire, pour une personne âgée de 12 ans ou moins prenant place sur une bicyclette, le port d’un casque protecteur conforme aux normes qu’il établit.»


On ne peut pas être contre la vertu, direz-vous, et c’est ce que plusieurs pensent. Or, ce n’est pas la première fois que Québec envisage d’obliger le port du casque à vélo. Vélo-Québec s’y est toujours opposé et l’organisme s’y oppose encore aujourd’hui.


Il existe en effet des arguments solides contre l’obligation du port du casque. En voici quelques-uns.


- L’obligation entraîne une réduction documentée du nombre de cyclistes, ce qui marginalise la pratique du vélo;


- Moins il y a de cyclistes, plus il y a d’accidents par tête de pipe (théorie du strenght in numbers);


- On note aussi qu’il s’agit d’une mesure qui se concentre sur les effets plutôt que sur les causes, qui cherche à réduire l’impact des accidents plutôt que de réduire le nombre d’accidents tout court;


- Vélo-Québec souligne encore que les pays où l’on compte le plus de cyclistes sont ceux où le port du casque est le moins répandu : Pays-Bas et Danemark, notamment. Le gouvernement libéral, quant à lui, cite en exemple des provinces canadiennes et des États américains. Ceux-ci ont des lois qui obligent le port du casque, fait valoir la ministre des Transports, Julie Boulet. Ces endroits sont aussi parmi ceux avec le moins de cyclistes sur la planète… Des contre-exemples plus que des exemple, plaide Vélo-Québec;


- Le SPVM a fait valoir en commission parlementaire qu’il serait difficile d’appliquer le règlement. Les policiers ne peuvent pas donner de contraventions à des enfants de moins de 14 ans. Comment sévir contre un jeune de 11 ans qui fait du vélo avec des amis dans une ruelle de son quartier ? On peut aussi se demander si les Montréalais voient comme une priorité d’affecter leurs policiers à la traque de ces «délinquants». On ne vote pas une loi pour la vertu : il faut penser à son application;


- Plusieurs se servent de contre-arguments: il y a davantage de piétons qui meurent sur la route que de cyclistes, alors pourquoi pas le casque obligatoire à pied? Ce type d'argument est faible, mais il a le don de forcer la réflexion;


- Finalement, je pense que certains perçoivent l’article 31 comme un cheval de Troie, une manière de tranquillement imposer le port du casque aux adultes. Certains propos de la ministre Boulet vont même en ce sens, je la cite : «Dans certaines provinces, dans certains pays, le casque est obligatoire pour l'ensemble des usagers du vélo, et ce qui est, en soi, une bonne chose, parce que c'est ce qu'il faut faire en termes de sécurité. Maintenant (l’article 31) c’est un premier pas…» La peur de se voir imposer le port du casque est loin d’être une fiction, on le comprend très bien.


Mais Vélo-Québec n’est pas seul à monter au créneau. Les partis de l’opposition semblent se préparer à en découdre avec le gouvernement lors de l’adoption finale du projet de loi.


Si l’on en croit des interventions en Chambre faites le 11 mars, l’ADQ et le PQ s’opposent à cette mesure. Les parlementaires ont ce jour-là accepté le principe du projet de loi 71. En gros, si vous n’êtes pas familier avec le décorum de l’Assemblée nationale, les députés ont accepté l’essence du projet, soit de protéger davantage les utilisateurs de la route.


Le projet de loi 71 aura des effets importants sur les cyclistes, mais il s’attarde surtout à donner plus de dents aux lois contre l’alcool au volant. Donc, les députés ont accepté, en gros, le principe : on est pour un resserrement des lois en matière d’alcool au volant.


Ils n’ont pas, en acceptant le principe, dit oui au port obligatoire du casque chez les moins de 12 ans. En fait, les deux partis de l’opposition ont soulevé des réserves justement sur ce sujet-là. La prochaine étape sera de débattre du projet de loi article par article, et tout porte à croire qu’il y aura un os dans le tofu à l’article 31.


L’ADQ a laissé savoir qu’elle s’opposait à l’obligation. Le port du casque relève de la responsabilité personnelle, fait valoir le parti.


Le PQ, de son côté, a été plus ambivalent. Mais si on se fie à l’allocution du député de Johnson, Étienne-Alexis Boucher, on peut s’attendre à ce que le Parti québécois s’oppose aussi à l’article 31.


Le jeune député a d’ailleurs été le seul à aborder le problème dans une perspective d’urbanisme. Voici un passage de son allocution :


«Pourquoi la répression? Et puis plusieurs experts en la matière ont statué que ce n'est pas le port du casque, mais bien la réduction des risques de collision qui garantira une véritable diminution des statistiques liées aux accidents entre un vélo et une automobile. L'on parle donc ici beaucoup plus de l'importance de diminuer la circulation automobile ou encore de modifier les plans d'urbanisme, urbains afin de favoriser le transport actif et la sécurité liée à la pratique de celui-ci plutôt que d'obliger le port d'une simple pièce d'équipement.»


Je ne veux pas me prononcer sur l’obligation du casque. Ceux qui lisent souvent ce blogue savent ce que j’en pense. Mais je crois qu’il est important de savoir ce qui se vote au-dessus de nos têtes (littéralement).


La loi n’est pas adoptée. Tout porte à croire que les partis d’opposition essayeront d’abroger ou d’amender l’article 31. Rien n’est fait encore, mais les prochaines semaines seront cruciales.

lundi 11 janvier 2010

Lundi en folie

> Pour commencer la semaine en beauté, voici un lien vers un article sur le belvédère du mont Royal. Des policiers demandent l'installation d'une barrière pour limiter l'accès après 23h; il y aurait trop de grabuge. Lien avec le vélo? Camillien-Houde, bien sûr...

> À voir sans faute, aussi, cette solution bien japonaise au problème du stationnement des vélos. Très, très intense...

vendredi 8 janvier 2010

Hiver 1

Pignon.jpg

Dire que c'était propre comme un sous neuf il y a deux mois encore. Tout est toujours à recommencer. Ouais.

mercredi 16 décembre 2009

Le pool du cycliste


Cette vidéo sur le vélo à Copenhague est incroyable. Mikael Colville-Andersen, l’homme derrière le blogue Copenhagenize, nous vante les vertus bien réelles de sa ville. Parmi le lot de politiques mises de l’avant, d’infrastructures mises en place, l’une m’a séduit pour sa simplicité (à 2:10 sur la vidéo) : sur un boulevard qui se rend au centre-ville, les feux de circulation sont synchronisés pendant 6 km pour les cyclistes. En roulant à 20km/h, ils n’ont pas à mettre pied à terre une seule fois. Incroyable. C’est une mesure simple, mais tellement radicale dans nos villes dédiées aux voitures. La rue Saint-Urbain, à Montréal, serait parfaite pour ça. Imaginez le tollé chez les chauffeurs d’autobus!

Pour le plaisir, je propose un pool : quand trouvera-t-on une rue à Montréal où les feux seront synchronisés pour les vélos? Je dis 2016. Mais je suis un éternel optimiste…

mercredi 2 décembre 2009

Une pensée pour Ivan Illich

Il y a sept ans exactement, le 2 décembre 2002, est disparu une figure marquante de l’écologie politique. Ivan Illich s’est surtout fait connaître pour sa critique de la société industrielle, celle de l’éducation publique et, en ce qui nous concerne, celle de l’automobile.

Dans Énergie et équité, publié en 1973, il démontre dans un exposé devenu célèbre comment l’automobile est contre-productive. Si on prend en compte tout le temps qu’on dédie à une voiture – au travail pour la payer, chez le garagiste pour l’entretenir, le temps perdu à chercher une place de stationnement, celui perdu dans des embouteillages, etc. – et qu’on le met en relation avec le kilométrage moyen de l’Américain, on découvre que ladite machine se déplace en fait à 6 km/h…

S’il exerce une activité professionnelle, l’Américain moyen dépense mille six cents heures chaque année pour parcourir dix mille kilomètres; cela représente à peine 6 kilomètres à l’heure», peut-on lire dans Énergie et équité.

Illich en déduisait donc que de conduire une voiture en ville était un acte complètement irrationnel. Notons au détour qu’il classait la bicyclette dans la catégorie des outils conviviaux – au même titre que le roulement à billes! – puisqu’elle permettait à l’homme de s’affranchir.

Voilà, tout est dit. Si vous voulez en savoir plus sur cet homme fascinant, voici la très courte nécrologie qu’a publiée le magazine Time il y a sept ans. Efficace, comme toujours.

mardi 1 décembre 2009

Les 5 pires pistes cyclables à Montréal

Montréal compte 450 km de voies cyclables. Parmi celles-ci, certaines facilitent grandement la vie des cyclistes. D’autres sont carrément mal faites, dangereuses ou pas pratiques du tout. Pour consoler ceux qui doivent remiser leur vélo pour l’hiver, nous vous présentons donc les pires voies cyclables en ville. Vos suggestions d’ajout sont bien entendu les bienvenues.

5- La piste électrique

piste verdun3.jpg

Peut-être que pour certains, rouler sur le bord d’un aqueduc puant a un certain charme. Peut-être que pour d’autres, rouler sous une ligne de transport d’Hydro-Québec est tout à fait mignon. Peut-être… Mais pour les autres, cette piste cyclable qui suit le canal de l’Aqueduc, à Verdun, sous des pylônes gigantesques, est de celles qu’on évite au péril de sa vie. Dans les points positifs, remarquez sur la photo comment ils ont installé des tables à pique-nique tout à fait invitantes au pied des pylônes.

Commentaire : Ceux qui, oh surprise, aiment la piste du canal de l’Aqueduc pourraient être intéressés par une piste cyclable dans le parc de Pointe-aux-Prairies, dans l’Est de l’île. Elle passe à quelques mètres de l’usine d’épuration des eaux usées de Montréal. Bucolique.

4- Le zigzag cyclable de l’avenue Du Parc

La piste cyclable de l’avenue du Parc a été construite en 2006 quand on a mis à terre l’échangeur des Pins. Bien sûr, c’est une amélioration : la masse de béton construite dans les années 60 à la gloire de l’auto était une abomination. Dans l’ensemble, le réaménagement du secteur a été bien mené. À une exception près : la place accordée aux vélos. Parce que c’est un carrefour important, on aurait dû faire une voie cyclable directe et efficace pour les cyclistes.

Au lieu de ça, on a désormais une piste ridicule, qui commence à la hauteur de Rachel et, au lieu de continuer sur Parc vers le sud, s’engouffre dans le ghetto McGill. Un cycliste qui veut, de l'avenue Mont-Royal, se rendre légalement à Sherbrooke sur Du Parc devra : 1) Rouler dans la rue, côté ouest, entre Mont-Royal et le monument à sir George-Étienne Cartier; 2) Au monument à sir George-Étienne Cartier, le cycliste doit traverser Du Parc pour se rendre côté est, où la piste cyclable commence; 3) Il peut descendre jusqu’à 50m de Des Pins, où il doit suivre la piste qui va sur la rue Hutchison; 4) Rendu à Sherbrooke, il devra prendre vers l’est jusqu’à Du Parc.

Au lieu de ça, si une piste cyclable adéquate avait été construite sur Du Parc, il aurait dû : 1) Prendre l’avenue Du Parc de Mont-Royal à Sherbrooke…

Commentaire : Peut-être qu’il est temps de concevoir les pistes cyclables pour faciliter la vie des cyclistes et non celle des ingénieurs.

3- Rouler sur le trottoir? C’est possible dans l’est!

Notre-Dame

La piste cyclable de la rue Notre-Dame est sympathique quand elle passe dans des bosquets. Par contre, près de la rue Dickson, à l’Extrême-Orient de Montréal, elle emprunte carrément les trottoirs. Alors que les autorités publiques tentent par tous les moyens de décourager les cyclistes de rouler sur les trottoirs, cette piste vient brouiller le message. Pourquoi est-elle sur le trottoir au fait cette piste? Parce que ceux qui l’ont conçue ne voulaient pas enlever un peu d’espace aux voitures? Y’a qu’à l’enlever aux piétons!

Commentaire : Oui, juré, la piste de la rue Notre-Dame est belle par endroits.

2- La rue Rachel, quelqu'un?

Est-il besoin ici d’expliquer à quel point la piste cyclable de la rue Rachel est dangereuse? Les autos stationnées à son abord cachent complètement la vue des automobilistes qui tournent sur une rue perpendiculaire. Ils ne voient rien, ils s'engagent, et c’est l’accident : le cycliste est happé et on est pris avec une autre tragédie sur la rue Rachel.

Commentaire : «Oui, mais les cyclistes du dimanche l’aiment bien cette piste.» C’est vrai, et on les envie.

1- La piste des lilliputiens à Longueuil

piste Longueuil

Quand on est à Longueuil et qu’on veut accéder au pont Jacques-Cartier à vélo, il faut emprunter un semblant de piste cyclable, petite et ridiculement étroite. La voie en question ne permet pas à deux vélos de se croiser sans que les cyclistes mettent pied à terre. Ai-je mentionné que la piste est à double sens? Imagions un instant une route à double sens où deux voitures ne peuvent toutefois se croiser. Ça existe, j’imagine, au Népal. Mais ça me surprendrait beaucoup qu’on en trouve à Longueuil, qui réserve ce privilège aux cyclistes. Par ailleurs, même si cet exercice se voulait montréalais, on a fait une exception pour cette piste qui se trouve aux portes de la ville et qui mérite amplement sa place dans le palmarès.

mardi 3 novembre 2009

Atelier sur le vélo d'hiver

La boutique de vélo Dumoulin, située dans Villeray, offre un atelier sur le vélo d'hiver cette semaine et la prochaine.

Soirée d’informations sur le vélo en hiver

Vous êtes intéressé(e) à faire du vélo l’hiver? Vous ne savez pas trop ce à quoi il faut penser pour faire une telle activité? Pas de problème! Après le succès de l’an dernier, nous répétons la formule.
Nous offrons 2 soirées d’informations, sans frais, sur le vélo hivernal. D’une durée d’environ 2 heures, nous répondrons à toutes vos questions.
C’est gratuit mais les places sont limitées à environ 15 personnes par soir. Donc réservez d’avance! (par téléphone ou courriel au info(a)dumoulinbicyclettes.com).
Date : Mercredi le 4 novembre 19h et
Mercredi le 11 novembre 19h.


Toute l'info ici.

dimanche 20 septembre 2009

Des viaducs un peu moins glauques


Ils sont noirs, souvent glauques, remplis de trous si gros qu’ils ne sont plus tout à fait des nids-de-poule, mais pas encore des gouffres: les viaducs ont la fâcheuse habitude de traumatiser un bon lot de cyclistes. Et comme on ne peut aller nulle part à Montréal sans en croiser un, de viaduc, peut-être que la Ville pourrait faire quelque chose pour les cyclistes?

En fait, elle le fait déjà un peu, comme en atteste cette photo. Il s’agit d’un marquage intelligent sur la rue Wellington à Pointe-Saint-Charles. Une voie est réservée aux vélos, avec une bande de protection. Une façon facile de rassurer les plus timides des cyclistes urbains, qui vont peut-être arrêter de passer sous les viaducs en empruntant le trottoir. Une très vilaine habitude...

mardi 15 septembre 2009

Cycliste agressée sur Prince-Arthur?

Troublante histoire sur le blogue cycliste de The Gazette, On Two Wheels. J'ai trouvé un post intéressant dans mon lecteur RSS, on y parle d'une agression alléguée par la police de Montréal contre, et c'est un détail, une cycliste. Comme je préfère toujours lire les longs articles sur le site même, je m'y suis dirigé, et rendu sur le blogue, ne pouvais plus trouver l'entrée en question. Deux autres entrées y ont disparu: les deux traitent de la mort du cycliste torontois Darcy Allan. Les trois entrées manquantes ont toutes été écrites en septembre et sont toutes trois assez controversées. Est-ce une directive de The Gazette au blogueur Aaron McComony? Aucune idée, et comme je ne veux pas mettre ledit blogueur dans l'embarras, je ne lui demanderai même pas.

En attendant, voici l'entrée d'hier qu'on ne trouve plus sur le blogue.


An email message has been making the rounds of those of us in the bike community. A man who witnessed a strange incident of apparent police aggression is trying to reunite the bike he took charge of at the scene with it's owner. I only have his account to go by so I'm just going to post it verbatim. If anyone knows the girl involved in the incident email me at ontwowheelsmtl@gmail.com and hopefully we can get her bike back to her.

Hi,

I'm completely unsure who to write to about this, but I was witness to an incident of police violence towards a cyclist today. If you can help me, or know someone who I can turn to - please let me know.

I'll try to give a shortened version of the story:

This evening, a girl riding on Prince-Arthur at St-Domninique (I know...) was grabbed by two officers as she passed them. The result was that the girl was violently thrown from her bike and her purse was torn open by one of the policemen as she fell.

As the girl lay huddled on the ground sobbing, the officers simply towered over her, scolding. She would not/could not respond to their 'inquiries' and demands. After a while, I kneeled down and began to speak with her. She calmed down somewhat. I couldn't get her name, but she told me she was very, very ill (there was cold medication in her purse) and that she just wanted to go home. Apparently, the officers would not allow this. She also told me that she was dismounting as they grabbed her, and that there was no need for such a level of violence on their part. I offered to escort her home, but the officers wouldn't allow that either. Anyway, she seemed quite traumatized by the whole thing, and the cops were only aggravating the problem.

An ambulance had been called, but she expressed a total disinterest in going to the hospital. She said so expressly. By the time seven officers and two paramedics had arrived, I was physically pushed away from the scene and the girl was *forced* on to a stretcher/removed by the paramedics. Impressively, many nearby diners and pedestrians - witnesses to the whole event - came forth and began protesting to the cops. Many of these people were intimidated away. None of the policemen/policewomen on the scene admitted to being a supervisor, so the was no higher authority to appeal to at the time.

The cops just left her bike there, unattended - so I collected it. Since I didn't get her name, so Urgences Santé couldn't tell me where she was taken. I have no idea how to obtain a police report (if one was made) but the officers likely operate out of Station 38, on Rachel. Even so, I don't know if they can release the girl's contact info.

My immediate concern is that this girl get her bike back. My overarching interest is in filing as a witness to a complaint against the police (if this girl proceeds down that road).

So. if you have any advice or directions you can point me in, I would really appreciate it.

Just in case it's not clear from the text the girl's only crime was riding her bike down Prince Arthur. It's an easy mistake to make and many cyclists in the city don't know it's against the rules. I'm resisting making any comment on it until more facts come in but, more importantly, if anyone knows anything that would get this girls bike back to her it would be much appreciated.

For the sake of privacy please email me rather than posting in the comments. Thanks.