"The cyclist has the right of way when travelling on a bicycle path and a vehicle wants to turn and cross the path during a flashing hand signal for pedestrians, said Éric Godin, commander of the Montreal police road safety and traffic division."Ils auraient pu préciser que cette priorité ne s'applique pas seulement aux pistes cyclables. C'est ainsi pour toutes les intersections – exceptées les rares qui disposent de feux pour cyclistes ou de panneaux qui indiquent que les cyclistes doivent respecter les feux piétons.
À comparer avec la version antérieure:
"A flashing hand signal is the equivalent of a yellow light for pedestrians and cyclists, says Éric Godin, commander of the Montreal police road safety and traffic division."
Mais tentons d'y voir le côté positif: disons qu'un article qui pèche par omission est préférable à un article erroné.
9 comments:
Si on mettait les pistes cyclables dans la rue avec les voitures comme toute ville Nord Americaine qui se respecte. Il n'y aurait pas de discussion, Montreal et Velo Quebec ont permis de construire le pire systeme de piste cyclable au monde: des pistes isolées, avec des lumieres confuses, dans le sesn contraire du traffic.
Les velos DANS LA RUE ! avec bande cyclable !
C'est vrai que notre réseau cyclable fait pitié. Mais je pense qu'on devrait davantage regarder vers l'Europe que vers l'Amérique du Nord.
De toute manière, ce n'est pas un problème technique, mais politique. Les solutions techniques qui accompagnent la mise en place de vraies pistes cyclables demandent une chose: moins de place pour les autos.
Or, Montréal veut tout faire pour éviter ça. Ce qui nous donne des bandes cyclables qui sont ni plus ni moins des «zones privilégiées où se faire frapper par des portières».
Les cyclistes montréalais pourront prendre leur place, comme à Amsterdam et Copenhague, s'ils arrivent un jour à s'organiser et à faire entendre leur voix. Y'a pas de secret...
"moins de place pour les autos.
Or, Montréal veut tout faire pour éviter ça."
Euh, non. Montréal demande depuis plusieurs années à Stationnement de Montréal de réduire le nombre de stationnements automobiles (ce qui a été fait année après année). La piste Claire-Morrissette, malgré tous ses défauts, s'est réalisée en enlevant du stationnement. Les nouvelles voies réservées aux bus dans le Vieux et le centre-ville se font en enlevant de l'espace aux autos aussi. Mêmes choses pour l'hypothétique tramway. Tous les sites de festivals, les ventes trottoirs/Frénésie de la Main/piétonnisation de la Catherine dans le Village/Journée sans ma voiture sont autant de pied de nez à l'espace que voudrait occuper l'automobile.
Dans les faits, la Ville n'arrête pas d'en enlever! C'est juste qu'on part de tellement loin que ça parait pas assez à notre gout...
Généralités quand tu nous tiens...
Quand je dis «moins de place pour les autos», je ne parle par de ventes trottoir (!?). Ni de quelques centaines de places de stationnement en moins au centre-ville. Pour réussir à bâtir une vraie ville cyclable, ça va prendre beaucoup, beaucoup plus que ça. C'est ça, «moins de place pour les autos».
Je pense que tu fais un peu exprès pour ne pas me comprendre mais bon...
La Ville de Montréal n'enlève pas beaucoup de place aux autos pour la redistribuer aux vélos c'est bien certain, je dis la même chose que toi là-dessus. Mais quand tu dis que c'est parce que la Ville ne veut pas en enlever aux autos, là tu as tout faux. La ville est un chantier à ciel ouvert, les festivals se succedent un apres l'autre, la circulation automobile n'a jamais été aussi difficile que maintenant. La Ville enleve de la place aux autos constamment pour tout et pour rien et ça ne les dérange pas. Au contraire, la Ville en profite même pour dire qu'elle remplie son engagement de réduire le nombre de voitures au centre-ville. Demande un permis pour fermer une rue et tourner une pub et tu vas l'avoir sans problème. On va enlever 100% de l'espace aux autos et te le donner que ça ait du sens au niveau de la circulation ou non. Quand tu demandes d'enlever de l'espace aux autos pour la donner aux vélos parfois ça branle dans le manche ou on dit carrément non (pense piste cyclable temporaire de la galerie Darling). Et toi tu nous dis que le bout de l'équation qui fait que ça passe pas c'est parce que la Ville ne veut pas enlever de l'espace aux autos. C'est faux. C'est le vélo qui n'est pas pris suffisamment au sérieux (contrairement à la culture ou au commerce par exemple). Organise une vente trottoir, un feu d'artifice ou un festival d'humour et on va bloquer plein de voitures sans problèmes. (Si tu ne me crois pas, regarde par la fenêtre!)
La Ville a mis la réduction du nombre de voitures au centre-ville dans ses priorités écrites il y a plusieurs années déjà. Ça a pris du temps avant que ça bouge mais surtout ça a pris des gens qui comprenaient comment faire fonctionner la machine et qui ont travaillé de l'interne pour que ça avance. Les espaces de stationnements convertis en rack à vélo il y a 4 ans c'était ça. Le bixi, c'est ça. La piste Claire-Morrissette, c'est ça aussi. Les gains qui ont été fait récemment ont été fait par des gens (de l'interne surtout) qui ont compris ou étaient les ouvertures. Enlever de l'espace aux autos est une de ces ouvertures justement. Le secteur culturel sait en profiter, les marchands, les entrepreneurs aussi.
Dernièrement la Ville a envoyé le maire en personne aux audiences du BAPE sur le chantier Turcot pour exiger que le Ministère des Transports enlève une voie complète d'automobiles sur l'autoroute 20 de l'aéroport jusqu'au centre-ville et qu'on la donne exclusivement aux autobus. On verrais jamais ça dans une ville qui ne veut pas enlever de l'espace aux autos. Labrecque (maintenant a la STM) a compris qu'elle existait l'ouverture. Pas toi. Et si tes lecteurs te croient, ils ne feront rien avancer. Et ça serait dommage...
M. Anonyme est peut-être un peu inutilement brusque dans son ton mais il a pas mal raison me semble-t-il...
"C'est le vélo qui n'est pas pris suffisamment au sérieux (contrairement à la culture ou au commerce par exemple)"
Je suis pas mal d'accord que le nerf de la guerre, il est là. Le vélo, on trouve ça ben cute à Mtl, mais on ne prend pas ça au sérieux et on est surtout pas près à faire des sacrifices pour ça. Les élus montréalais sont tous acquis à la cause du transport en commun ou de la culture. Le vélo, ils s'en foutent. Et quand il se fait de quoi pour les vélos, c'est fait par des gens qui n'en ont jamais fait: ça donne des pistes cyclables complètement absurdes, dangereuses et inefficaces. On fait des pistes cyclables à peu près seulement pour enlever les vélos des rues afin de permettre aux voitures de rouler leur 70 km/h en pleine ville... Une véritable ville de vélos les mettrait dans la rue et ralentirait le traffic en conséquence.
Faudrait véritablement une mobilisation publique et politque pour faire valoir l'importance sociale, économique et environnementale que peut avoir le vélo, question de convaincre autant les élus que le grand public. Parmi les premières choses à demander: une campagne sur la sécurité à vélo qui ne mette pas toute la responsabilité sur les épaules du cycliste et qui parle d'autres choses que du respect des lumières et du casque. Il serait urgent de rappeler autant aux cyclistes qu'aux automobilistes leurs droits, obligations et responsabilités respectives (signalisations, distances, no-cellulaires, ne pas rouler à sens inverse, ROULER DANS LA RUE LOIN DES PORTES, etc...).
Je suis d'accord que le problème est moins d'éliminer un blocage (la réticence à enlever des places de chars), que de valoriser le vélo comme qqchose de véritablement important (pas juste de quoi de cute). Au final, comme pour n'importe quelle problématique du genre, il faut gagner politiquement le coeur et la tête du public ainsi que des élus. Et je connais pas trop VÉlo QC, mais ils ont vraiment pas l'air de faire ce genre de boulot là. C'est cute le Tour de l'île, mais ça fait juste renforcer dans la tête des gens l'idée que le vélo, on fait ça dans la rue une fois par année et seulement sous haute surveillance...
Simon, je ne vois pas en quoi nous ne sommes pas d'accord. Je pense que pour réduire l'espace accordé aux voitures, il faut que l'importance du vélo soit comprise à l'Hôtel de ville. Ça va ensemble.
«Ce n'est pas un problème technique, mais politique. Les cyclistes montréalais pourront prendre leur place, comme à Amsterdam et Copenhague, s'ils arrivent un jour à s'organiser et à faire entendre leur voix.» Je l'ai écrit juste en haut, et je pense que ton commentaire va pas mal dans ce sens...
Bah, tsé, je pense qu'on est absolument d'accord sur l'essentiel: faut que les cyclistes se mobilisent pour défendre et accroitre leur place dans la ville (comme ton post sur la piste cyclable de St-Urbain l'illustre bien).
Mais je trouvais que M. Anonyme avait un point intéressant que tu n'avais pas mis en lumière: c'est vrai que le problème n'est pas vraiment à l'effet que la ville refuse d'enlever de la place aux voitures. Elle le fait pour d'autres causes. Le problème, c'est que chez nos élus, le vélo n'est pas une cause qui justifie ça. Le bug, ce n'est pas le refus d'enlever de la place aux voitures, c'est le manque de reconnaissance du vélo.
C'est peut-être un détail, mais je trouvais que c'était une nuance intéressante.
Simon, les cyclistes ne sont pas les seuls. Pense à tous ces groupes de citoyens qui essaient de faire aménager des rues plus humaines, où les voitures sont forcées de ralentir. Avec des saillies par exemple. Des groupes comme ça, il y en a des dizaines en ville. La plupart du temps, leurs efforts sont ignorés ou leurs projets prennent des années avant d'être réalisés. Selon plusieurs de ces citoyens, les piétons non plus ne sont pas pris au sérieux par la Ville. Ont-ils raison de croire que la Ville ne les prend pas au sérieux? À toi de juger.
Mais si tu l'admets, disons que les cyclistes et les piétons, ça commence à faire beaucoup de monde en «manque de reconnaissance».
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